L’apport de l’OQAS en chirurgie réfractive, et chirurgie de la cataracte et du cristallin

IMG_0359Nous avons la chance d’avoir désormais à notre disposition l’OQAS II ou Ocular Quality Analyzing System qui a rapidement trouvé sa place dans la routine des examens paracliniques en chirurgie réfractive du cristallin comme en chirurgie réfractive cornéenne.

Sous une appellation simple se cache un appareil sophistiqué qui permet une aide à la mesure de la qualité visuelle en analysant les aberrations optiques de haut degré mais aussi la perte de transparence des milieux oculaires. A partir d’un faisceau lumineux infrarouge l’appareil va déterminer la PSF de l’œil (Point Spread Function) et ainsi déterminer l’importance de la diffusion oculaire et permettre de déduire la qualité oculaire ; l’autre indice d’importance est l’OSI (Optical Scattering Indice) qui quantifie la diffusion oculaire par perte de transparence des structures.

Aujourd’hui il s’agit d’une aide clinique précieuse. Lorsque un patient consulte pour baisse de vision et en vue d’une chirurgie de la presbytie, il faut s’as­surer que la baisse est réellement due à la simple presbytie et non pas à une cataracte débutante par exemple. Il faut savoir qu’il n’est pas toujours aisé de le confirmer l’absence de cataracte débutante avec un simple examen clinique à la lampe à fente. En revanche, si l’indice OSI est inférieur à 2, alors on peut être certain d’une très bonne qualité cristallinienne et ansi d’effectuer une chirurgie lasik ou presbylasik en ayant ainsi préalablement éliminé formellement une cataracte en début d’évolution.

A l’opposée, cet indice OSI permet d’apporter des preuves supplémentaires quant à l’existence d’une cataracte et ainsi de faire la distinction objective entre une chirurgie d’un cristallin clair ou d’une cataracte vraie notamment dans les cas délicats ou l’opacité constatée cliniquement ne correspond pas à l’intensité des troubles ressentis. Une corrélation existe entre indice OSI et classification américaine LOCIII.

Enfin l’accommodation résiduelle peut être évaluée, ouvrant ainsi la possibilité à des examens dynamiques de la vision.

Si bien entendu et comme toujours en médecine les résultats de l’examen sont à interpréter dans leur contexte, l’OQAS est devenu à ce jour un examen majeur en pratique réfractive de routine.

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